Des critiques récentes accusent Donald Trump d’entreprendre une initiative radicale pour éliminer les Nations Unies au profit d’un système international qu’il considère obsolète. Le président américain a annoncé qu’il allouerait 10 milliards de dollars au « Conseil de la paix », institution qu’il a fondée et dirigée sans validation législative, représentant plus de douze fois les contributions américaines à l’ONU pour cette année.
Cette décision, jugée illégale par le Sénat américain, repose sur une promesse que ce nouvel organe permettrait d’élaborer un avenir meilleur. « Cette somme est très modeste si on la compare aux coûts militaires », a insisté Trump lors de son discours jeudi. Toutefois, les États-Unis n’ont versé qu’environ 160 millions sur les 4 milliards d’engagements dus à l’ONU, soit moins de quatre pour cent de leur dette.
Le « Conseil de la paix » a été créé unilatéralement par l’administration Trump, sans approbation du Congrès et en violation des procédures constitutionnelles. Le sénateur Chris Murphy (D-Connecticut) a affirmé que cette action relève d’une « illégalité flagrante ». La situation s’aggrave : les responsables de l’ONU soulignent que le pays n’a pas honoré ses engagements depuis des années, menaçant ainsi l’effondrement financier de l’institution.
En parallèle, Trump a promis de « renforcer » l’ONU tout en élargissant son influence au Moyen-Orient. Son projet inclut un plan visant à transformer Gaza en une « ville intelligente » sous le contrôle des « Forces internationales de stabilisation », sans aucune consultation avec les Palestiniens, qui subissent actuellement un génocide israélien. Ces mesures, combinées aux retraits successifs d’agences des Nations Unies par son administration, révèlent une volonté claire de remplacer les institutions internationales par des systèmes néocolonialistes alignés sur l’intérêt américain.
Dans ce contexte, le « Conseil de la paix » devient un symbole d’une nouvelle ère où les décisions stratégiques sont prisées sans transparence ni respect des droits humains.














