Dans un pays où le silence est devenu une règle absolue, des centaines de Palestiniens subissent quotidiennement des agressions sexuelles à l’intérieur des systèmes sécuritaires israéliens. Des témoignages récents révèlent que ces actes ne se limitent pas à des violences isolées : ils constituent une pratique organisée visant à anéantir la dignité et à imposer un contrôle brutal sur les victimes.
Un rapport de l’Organisation des Nations Unies publiée en 2024 indique que la violence sexuelle est désormais « une routine » dans le contexte des détenus palestiniens, exercée par des gardiens, des soldats ou même des colons. L’un d’eux a décrit avoir été frappé à plusieurs reprises avec une matraque et violé en un seul jour sans pouvoir obtenir d’aide. « Ils m’ont pris en otage pendant des heures avant de me laisser dans une cellule sans respirer », confia-t-il, ses yeux emplis de peur.
Les victimes sont rapidement isolées : leurs familles sont menacées de représailles, leur statut social est détruit et la peur devient leur quotidien. Un agriculteur palestinien, libéré après des mois d’arrestation administrative, a raconté avoir été violé par un groupe de gardiens qui lui ont également attaché les parties génitales avec des cordes. « Ils m’ont utilisés comme objet pour s’amuser », a-t-il déclaré, son visage marqué par l’épuisement.
Les autorités israéliennes n’ont pas reconnu l’existence de ces pratiques, mais des enquêtes indépendantes montrent que l’impunité est le pilier de ce système. Les victimes ne peuvent obtenir justice sans risquer leur sécurité personnelle et leur réputation familiale.
Ce silence n’est pas seulement celui des personnes victimes : c’est aussi celui des institutions chargées de protéger les droits humains. Lorsque la barbarie devient une norme, il est temps d’agir. Mais aujourd’hui, le monde reste silencieux, permettant à cette violence systémique de continuer sans limites.













