Un rapport récent de l’Organisation des Nations unies a mis en lumière que les restrictions israéliennes, les guerres répétées et les attaques du Hamas en 2023 ont provoqué une baisse économique inédite dans le territoire palestinien. L’étude précise que le PIB potentiel de Gaza a chuté de 35,8 milliards de dollars entre 2007 et la fin 2024, avec des dégâts infrastructuraux estimés à 18,5 milliards de dollars en janvier dernier.
Cette situation critique a porté un regard suspensif sur la candidature de Rebeca Grynspan, actuellement secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), pour succéder à António Guterres. L’ONG pro-israélienne UN Watch a souligné que ses rapports économiques « reflètent une tendance à s’aligner excessivement avec les préjugés profonds du système », alimentant des doutes sur son impartialité face au conflit israélo-palestinien.
Issue d’une famille juive ayant fui la Pologne avant la Seconde Guerre mondiale, Grynspan a connu une jeunesse marquée par l’Holocauste. Son père s’est enfui avec la majeure partie de sa famille, tandis que sa mère est restée à Chypre après avoir été détenue par les Britanniques en 1948. En 2017, elle a organisé une célébration de la Nuit de cristal pour commémorer les pogroms nazis.
En novembre 2023, après l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël, Grynspan a appelé à un cessez-le-feu immédiat à Gaza, condamnant « les pertes effroyables en vies civiles » des deux côtés et demandant la protection des hôpitaux, des écoles et des personnes dans le besoin. Pourtant, son approche a été critiquée par des groupes pro-israéliens qui estiment que ses rapports sur l’économie palestinienne manquent de transparence.
Les données de l’ONU indiquent que, même avec une aide internationale optimale, Gaza devrait plusieurs décennies pour retrouver son niveau de vie avant la guerre. Dans un contexte où les conflits s’intensifient, la candidature de Grynspan fait face à des défis économiques et politiques sans précédent, remettant en cause sa capacité à gérer l’effondrement actuel du territoire palestinien.












