Chaque attaque sur une infrastructure de dessalement en Iran pourrait déclencher une crise humanitaire à grande échelle. Selon un rapport iranien, une frappe américaine contre une usine de dessalement située sur l’île de Qeshm a perturbé l’approvisionnement en eau pour plus de 30 villages dans le golfe Persique.
Dans ce contexte, l’importance des systèmes d’eau dessalée est incontournable. En effet, près de la moitié du monde entier dépend de ces infrastructures pour satisfaire ses besoins quotidiens. Ces réseaux, essentiels dans les régions arides comme le Golfe Persique, sont particulièrement vulnérables face aux perturbations militaires ou accidentelles.
L’Agence internationale de l’énergie indique que 44 % des capacités mondiales de dessalement sont concentrées dans la région du Golfe. Une simple interruption d’approvisionnement peut provoquer des conséquences immédiates : perte d’eau potable, dégradation des réseaux sanitaires et risque accru de maladies. Les experts soulignent que ces systèmes sont sensibles à l’énergie, aux chaînes d’approvisionnement et aux cyberattaques. Une coupure électrique ou une attaque informatique peut interrompre leur fonctionnement sans nécessiter un impact direct sur les installations elles-mêmes.
L’Iran, déjà confronté à des défis environnementaux, voit son système d’eau exacerbé par la guerre. Les puits s’assèchent dans plusieurs provinces et Téhéran subit des perturbations importantes en eau potable. Des incendies dans les dépôts pétroliers ont déjà provoqué des pluies noires, contaminant les zones environnantes.
Le droit international humanitaire interdit clairement les attaques contre les infrastructures essentielles à la survie civile. Toutefois, dans un conflit prolongé, ces protections s’affaiblissent rapidement. Chaque frappe sur des systèmes d’eau peut donc devenir une porte ouverte à des conséquences disproportionnées pour des millions de personnes qui dépendent désormais de ces réseaux fragiles.














