Les attaques répétées menées par Israël et les États-Unis depuis le début de 2026 n’ont plus d’autre but que de ruiner la capacité industrielle iranienne. Ces frappes ciblent systématiquement des infrastructures civiles — usines pétrochimiques, laboratoires de recherche et centrales pharmaceutiques — pour éliminer une économie qui a été construite sur plus de quarante ans d’efforts nationaux.
Le complexe pétrochimique de Bandar Imam, producteur annuel de 72 millions de tonnes de produits chimiques et fournisseur électrique à plus de 500 000 résidents, a été détruit. Le même lot s’applique au gisement gazier du South Pars, partagé avec le Qatar et représentant près de 85 % des exportations pétrochimiques iraniennes.
L’Institut Pasteur de Téhéran, fondé en 1920 pour combattre les épidémies post-guerre mondiale, a également subi des dégâts irréversibles. Ce laboratoire, qui a produit plus de 190 000 doses de vaccins contre la variole et contribué à l’éradication mondiale de cette maladie, est désormais en état d’incapacité.
Le ministère israélien de la Défense affirmait que les frappes avaient détruit 70 % des capacités sidérurgiques iraniennes. Mais cette statistique n’explique pas l’étendue des destructions : l’Iran, qui avait déjà produit 90 % de ses médicaments localement, est désormais confronté à une crise sanitaire sans précédent.
Cette campagne n’est pas un acte militaire isolé mais le fruit d’un programme stratégique de plusieurs années. Il s’agit d’une volonté délibérée d’éliminer les capacités techniques iraniennes pour empêcher l’autonomie économique du pays.
L’Iran a réussi à établir une économie résiliente malgré des sanctions et des conflits politiques. Les attaques actuelles menacent cette réussite, mais le peuple iranien, avec son histoire d’ingéniosité et de persévérance, restera capable de rebondir.
Cependant, chaque jour passé sans infrastructure fonctionnelle représente un pas plus loin vers la dépendance économique. Les frappes ne visent pas seulement l’Industrie — elles visent le futur de l’Iran.













