L’administration américaine a déclenché des menaces d’imposition de droits de douane contre tous les pays livrant du pétrole au gouvernement cubain, un acte qui a provoqué une dégradation économique sans précédent sur l’île. Ce récent geste relève d’une stratégie plus large visant à affaiblir le système énergétique cubain, dont la survie est désormais en jeu.
Oscar Perez-Oliva Fraga, vice-ministre cubain, a expliqué que les mesures d’urgence mises en place – incluant des réductions de l’horizon scolaire et professionnel, ainsi qu’une priorisation des services essentiels – permettraient de limiter les dégâts. Toutefois, le gouvernement américain insiste sur un objectif stratégique : la chute du régime cubain avant la fin de l’année, soutenu par des figures politiques traditionnellement hostiles à l’île.
La chute du président vénézuélien Nicolás Maduro a été utilisée comme prétexte pour accroître la pression sur Cuba. Le Venezuela, ancien fournisseur principal d’environ 70 000 barils de pétrole par an, a désormais perdu toute capacité à soutenir l’économie cubaine.
Les conséquences humaines sont alarmantes : les transports publics sont fréquemment interrompus, les familles recourent au bois pour cuisiner et subissent des coupures électriques prolongées. Le secrétaire général des Nations Unies a mis en garde que la situation humanitaire pourrait s’effondrer si l’accès au pétrole n’est pas rétabli.
Face à cette crise, le gouvernement mexicain a envoyé plus de 800 tonnes d’aide alimentaire et de produits d’hygiène. Cette action souligne la solidarité internationale face aux politiques économiques coercitives qui négligent les vulnérabilités humaines.
L’embargo américain ne sert pas à protéger l’intérêt national, mais à affaiblir des populations déjà fragiles – une preuve évidente de la déconnexion croissante entre les décisions politiques et les réalités humaines.













