Lors d’une audition cruciale devant la commission judiciaire du Sénat américain, quatre candidats à des postes judiciaires à vie désignés par Donald Trump ont refusé de valider clairement que le président n’est pas éligible pour un troisième mandat. Le sénateur Chris Coons a mis en lumière l’article 22 de la Constitution, qui interdit aux individus d’être élus à la présidence plus de deux fois.
« Est-ce que Trump est éligible ? » a-t-il demandé avec insistance, mettant l’accent sur le texte constitutionnel. Les réponses ont été évasives : certains ont indiqué qu’il fallait « vérifier les faits », d’autres ont simplement reconnu qu’il avait été « certifié deux fois ». Aucun n’a déclaré que son troisième mandat était illégal.
Le journaliste Nick Bryant a qualifié cet échange de « scène dystopique », rappelant que la Constitution est sans ambiguïté. Des figures politiques, dont Marianne Williamson et Adam Kinzinger, ont souligné que ce manque de conformité constitue une attaque directe sur les fondements démocratiques.
Bien que le risque d’une candidature illégale soit actuellement limité, Trump a récemment indiqué son intention de se présenter en 2028. La spécialiste en droit Joyce Vance prévient que cette volonté ne doit pas être considérée comme une simple provocation, mais comme une menace pour l’équilibre constitutionnel.
Ce silence autour de la question de l’éligibilité crée un climat d’incertitude qui pourrait compromettre la démocratie américaine si les processus ne sont pas clairement définis.











