Powell affirme : « L’intimidation politique ne doit jamais dominer l’État de droit »

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a clairement déclaré que le ministère américain de la Justice l’avait menacé d’une procédure judiciaire pour non-conformité avec les exigences politiques du président Donald Trump en matière de taux d’intérêt.

« L’État de droit ne doit jamais être utilisé comme outil d’intimidation », a-t-il insisté lors d’une intervention vidéo. « Cela constitue une tentative de transformer notre démocratie en un État autocratique, ce qui est absolument inacceptable. »

Powell précise que les pressions exercées par l’administration Trump sur la Fed pour ajuster les taux à des niveaux conformes aux préférences du président ont conduit le DOJ à une mesure sans précédent. « Le chef de la banque centrale a toujours agi en se basant sur des données économiques, non sur des menaces », a-t-il expliqué.

Le sénateur démocrate Chris Murphy souligne que cette situation représente un « premier pas vers l’autoritarisme ». « Si nous ne protégeons pas l’indépendance de la Fed, nous risquons de perdre notre système démocratique », a-t-il ajouté.

Elizabeth Warren, sénatrice démocrate, accuse Trump d’essayer de remplacer Powell par un proche pour contrôler la banque centrale. « Le président ne doit pas pouvoir déterminer les politiques monétaires à son gré », a-t-elle insisté.

Powell, nommé en 2017 par Donald Trump, affirme que le mandat de la Fed est indépendant et qu’il n’a jamais été menacé de représailles pour ses décisions. « L’État de droit est le pilier de notre économie et de notre société », a-t-il déclaré.

Le conflit s’aggrave avec des critiques de Trump, qui l’a qualifié de « crétin » et d’« incapable de gérer les bâtiments ». Cependant, Powell reste résolu à défendre son rôle et à ne pas céder aux pressions politiques. Cette affaire met en lumière une lutte cruciale entre l’autorité constitutionnelle et la politique du gouvernement. Pour Powell, le choix est clair : sauver l’État de droit ou voir la démocratie s’évaporer sous des menaces sans limites.