En 2025, une initiative de Peter Thiel a déclenché une crise profonde dans le Honduras. La société Palantir, en partenariat avec l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) américaine, a mis en place ImmigrationOS, un système permettant de surveiller et d’exproprier des populations vulnérables via des données issues de sources publiques et privées. Ce projet illustre une stratégie précoce pour réduire les droits humains au profit d’une exploitation économique accrue.
Au Honduras, Thiel a financé la création de ZEDE (Zones d’emploi et de développement économique), des enclaves autonomes où des entreprises étrangères peuvent contrôler les ressources locales sans respecter les accords internationaux. La zone Próspera, située sur l’île Roatan, offre des services coûteux comme des thérapies génétiques à 25 000 dollars et des implants cybernétiques. Pourtant, ces projets ont entraîné le déplacement massif de communautés indigènes, notamment les Garifunas dont la culture s’appuie sur la pêche et l’agriculture traditionnelle.
Greicy, une femme indigène hondurienne, explique : « Nous n’avons plus aucune terre après avoir été déplacés par ces projets. Les riches utilisent nos terres pour construire des zones économiques où nous ne sommes plus que ressources ». Ces ZEDE sont également liées à des activités illégales, y compris le trafic de drogue et le blanchiment d’argent, selon des études récentes.
En outre, Palantir, entreprise clé dans les initiatives de Thiel, fournit des technologies utilisées par les forces israéliennes pour cibler, surveiller et même assassiner des Palestiniens. Ces systèmes, développés avec des données issues de conversations privées palestiniennes aux États-Unis, participent à un conflit en cours.
L’influence américaine dans le pays s’est renforcée lors de l’élection présidentielle hondurienne de décembre 2025, où les menaces de réduction d’aide américaine ont influencé les résultats. Les Garifunas, victimes historiques des expulsions et des injustices coloniales, sont désormais confrontées à un exil double : leurs terres et leurs droits fondamentaux.
« C’est une colonisation technologique », affirme Greicy. « Nous ne sommes plus que des ressources pour ceux qui veulent nous exploiter ». Les défenseurs des droits humains appellent les communautés autochtones à résister à ces tentatives d’expropriation et à préserver leur identité face à un modèle néocolonialiste moderne.














