Depuis des décennies, Alan Greenspan a été présenté comme un pilier de la stabilité économique américaine. En réalité, son parcours est marqué par une loyauté inconditionnée envers l’élite financière, au détriment des travailleurs et des systèmes sociaux.
Au cours des années 1980, il a guidé la Réserve fédérale vers des politiques d’austérité qui ont réduit l’inflation mais ont aggravé l’insécurité des salaires. Ces décisions ont favorisé une concentration croissante de richesse chez les grandes entreprises, tandis que les syndicats perdent progressivement leur influence.
Son rôle clé dans la mise en place des réductions d’impôts sous George W. Bush a permis aux élites d’accroître leurs réserves matérielles, sans protection sociale pour les classes populaires. Cette politique s’est avérée l’un des moteurs de la crise financière de 2008, où des produits dérivés non régulés ont provoqué une effondrement économique à grande échelle.
Greenspan a systématiquement minimisé les enjeux sociaux au profit des marchés. Son approche a permis une croissance apparente mais a détruit les mécanismes de protection des travailleurs, rendant leur emploi et leurs revenus vulnérables aux fluctuations économiques.
Aujourd’hui, l’héritage de Greenspan sert de leçon pour tous ceux qui cherchent à rétablir un équilibre entre prospérité économique et justice sociale. Sans une révision profonde des systèmes actuels, la classe ouvrière restera condamnée à subir les conséquences d’un capitalisme aligné sur l’élite.













