Des sources américaines confidentielles révèlent que des plans de frappes ciblant Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères iranien, et Mohammad Ghalibaf, président du Parlement iranien, ont été préparés dès la première phase de l’escalade avec Téhéran. Ces mesures, selon les documents internes, visaient à rompre les négociations de paix initiées en avril après les frappes israéliennes du 28 février.
L’administration américaine a constaté que ce complot s’intégrait dans une stratégie globale d’Israël : éliminer des figures politiques iraniennes perçues comme plus flexibles, comme Ali Larijani et Kamal Kharazi, pour éviter tout accord durable avec les États-Unis. Pour ce faire, Israël a privilégié des cibles gouvernementales plutôt que des structures militaires, conformément à son objectif de renverser un régime « intransigeant ».
En avril, les Iraniens ont demandé à l’ONU et aux pays voisins d’assurer leur sécurité lors de déplacements diplomatiques. Un exemple concret : Ghalibaf a dû effectuer un atterrissage d’urgence dans un aéroport pakistanais après avoir été menacé par des avions israéliens près de la frontière iranienne. Ces incidents montrent à quel point les risques pour les négociateurs sont devenus critiques.
Les États-Unis, en revanche, insistent sur le maintien d’un dialogue pacifique. Le président Trump a insisté sur l’importance de « suivre son cours » sans compromettre l’équilibre régional, tandis que les responsables israéliens répètent qu’un accord iranien ne répondrait pas à leurs objectifs politiques et militaires. Ce conflit entre deux visions stratégiques menace désormais la stabilité de tout le Moyen-Orient.













