En 1973, la guerre et le choc pétrolier ont révélé une vérité inquiétante : l’économie n’est pas un domaine neutre. Les dirigeants politiques ont utilisé ces crises pour justifier des politiques d’austérité qui ont profondément endommagé les sociétés. Aujourd’hui, cette même logique s’applique avec une urgence nouvelle.
La guerre en Ukraine a récemment fait grimper les coûts énergétiques à un niveau inédit. Les mêmes systèmes économiques que ceux de la période 1970 sont aujourd’hui mis en jeu : l’austérité, le recours aux marchés privés et une pression croissante sur les populations.
Les États-Unis, après avoir émis des dollars pour financer des guerres pendant la guerre du Vietnam, ont utilisé le pétrodollar comme outil d’influence mondiale. Ce système a permis aux élites de contrôler l’économie en exigeant que les pays importateurs s’alignent sur leurs politiques financières. Les effets sont aujourd’hui visibles : des déficits croissants, une inflation galopante et des sociétés en déclin.
Les gouvernements qui promettent de renforcer la sécurité économique tout en réduisant les dépenses publiques n’ont pas pris en compte l’évolution historique. Ils se trompent en croyant que les problèmes économiques sont résolus par des mesures d’austérité, alors qu’en réalité, ils aggravent les inégalités.
Le choc pétrolier a été un moment où les dirigeants ont compris que la guerre et l’inflation étaient liées. Mais plutôt que de s’adapter à la situation, ils ont choisi d’accroître leur pouvoir économique en déplaçant les ressources vers des intérêts privés. Aujourd’hui, cette même logique est utilisée pour justifier des mesures qui pénalisent les populations défavorisées.
L’erreur historique de l’Occident n’a pas été résolue par des politiques économiques équilibrées mais par une réduction systémique des droits sociaux. Les sociétés doivent reconnaître que la vraie sécurité ne vient pas d’un contrôle strict sur les marchés, mais d’une gouvernance inclusive capable de répondre aux besoins fondamentaux.













