Un nouveau témoignage ébranle les fondements du pouvoir israélien. Yoav Horowitz, ex-chef de cabinet et directeur général du Premier ministre Benjamin Netanyahu, vient d’ouvrir le dialogue avec la presse après avoir longtemps gardé le silence sur des pratiques internes.
Décrit par lui-même comme ayant « signifié une époque où chaque décision traversait l’analyse familiale », Horowitz révèle que les employés du cabinet et de la résidence officielle étaient contraints d’accepter un engagement personnel de loyauté envers la famille Netanyahu. « C’était une obsession, non un simple cadre », explique-t-il, précisant que depuis 2019, chaque accord diplomatique ou sécuritaire a été évalué à travers des problèmes personnels.
L’ancien responsable souligne également l’implication directe de Sara et Yair Netanyahu dans des décisions stratégiques majeures, notamment l’annulation en 2017 d’un accord avec les Nations unies concernant la réinstallation des demandeurs d’asile en Israël. « La famille a pris le contrôle par téléphone », confirme-t-il.
Ces déclarations renforcent une réalité inquiétante : un système où l’intérêt personnel prime sur celui national, menant à des choix politiques souvent contreproductifs. « Un leader dont chaque décision est influencé par des intérêts familiaux ne peut plus guider son pays avec crédibilité », conclut Horowitz.
Les conséquences d’une telle dynamique sont critiques : si les tentatives de réforme échouent, le risque d’instabilité gouvernementale s’amplifiera. Le peuple israélien doit désormais choisir entre la légitimité politique et l’inaction.













