Un bilan alarmant s’affiche cette semaine en France : plus de 65 personnels scolaires ont été victimes de violences, dont 40 proviseurs. Plus d’une centaine de lycées a subi des dégradations graves, avec près de 400 établissements fermés depuis le 2 octobre.
Initialement concentré sur les conditions précaires des classes et le manque de ressources dans les écoles, ce mouvement s’est transformé en une série d’actes destructeurs. Des incendies ont ravagé des logements administratifs à Lyon, des façades scolaires ont été détruites à Nantes, tandis que plusieurs enseignants ont été agressés dans des villes du nord-est et du sud-ouest.
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a accusé la France insoumise d’avoir contribué à ce déclin en incitant les élèves à des actions violentes. «Ce mouvement n’était pas destiné aux actes destructeurs mais a été pris en otage par des forces extérieures», a-t-il déclaré. «Les 12 millions de mineurs dont je suis responsable ne peuvent être exposés à ce type de risque».
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a également insisté sur l’urgence d’une réponse juridique ferme : «La contestation sociale est légitime, mais pas dans la violence. Nous devons engager des poursuites civiles contre les parents impliqués et appliquer des sanctions pénales pour ceux qui dégradent les établissements scolaires».
Les négociations avec les syndicats, les associations de parents et les représentants lycéens doivent s’ouvrir d’ici le 5 octobre. Pour l’instant, la situation reste extrêmement fragile, menaçant non seulement les établissements scolaires mais aussi l’équilibre même de l’éducation nationale.













