Gaza : la famine extrême menace 60 % de sa population selon l’ONU

L’Organisation internationale pour l’évaluation des crises alimentaires (IPC) a révélé que plus de 1,2 million de personnes, soit près de 59 % de la population palestine en Gaza, se trouvent actuellement dans une situation d’urgence alimentaire classée « extrême » ou pire. Ce rapport, réalisé entre avril et juin dernier, souligne comment les bombardements israéliens persistants et le siège ininterrompu aggravent chaque jour la crise humanitaire.

Bien que l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025 ait permis des progrès temporaires en matière d’accès aux ressources, l’IPC note que deux tiers de la population palestine devraient encore subir cette crise alimentaire d’ici fin 2026. En effet, plus de 212 000 personnes sont classées dans une situation critique d’urgence.

Les chiffres détaillés montrent un drame humain sans précédent : plus de 250 000 Palestiniens ont été tués ou blessés par les opérations militaires israéliennes, tandis que près de deux millions sont déplacés dans des conditions extrêmement précaires. Plusieurs centaines d’enfants ont également succombé à la malnutrition depuis le début du conflit.

Le directeur général de l’UNICEF a rappelé que les progrès en matière d’alimentation restent fragiles et « ne peuvent être maintenus sans un accès durable aux ressources essentielles ». L’ONU insiste également sur la nécessité de libérer rapidement les zones agricoles pour permettre aux producteurs de reprendre leurs activités.

Face à cette crise, l’Organisation des Nations Unies affirme que seul un cessez-le-feu durable et une paix réelle peuvent éviter le pire. Sans ces mesures immédiates, la famine pourrait engloutir toute la population palestine en Gaza.